Une petite université contre vents et marées : l’influence de l’Université Sainte-Anne sur l’industrie du homard en Nouvelle-Écosse


Les régions rurales de la Nouvelle-Écosse sont confrontées à d’importants défis, notamment la pénurie de main-d’œuvre et les changements climatiques. Au vu de ces préoccupations de l’industrie locale, l’Université Sainte-Anne, soit le plus récent et le plus rural des membres de Springboard, multiplie ses capacités en recherche pour répondre aux besoins des collectivités locales, où la pêche est très présente.

Depuis une dizaine d’années, l’Université Sainte-Anne a lancé plusieurs initiatives pour contribuer à l’amélioration de cette industrie lucrative du Canada atlantique.

En 2010, l’Université Sainte-Anne a inauguré son Centre de recherche marine au campus satellite de Petit-de-Grat, au Cap-Breton. Depuis, le Centre met l’accent sur des initiatives de recherche appliquée et de développement auprès d’innombrables entreprises dans le secteur de la pêche commerciale et de l’aquaculture. Ces projets portent sur diverses espèces telles que le crabe des neiges, le pétoncle géant, le buccin, la crevette nordique et, surtout, le homard.

Le Centre, qui se voue à la durabilité et à la concurrence dans l’industrie de la pêche, travaille en collaboration avec le ministère des Pêches et de l’Aquaculture de la Nouvelle-Écosse. Ensemble, ils ont mis au point une liste de pratiques exemplaires pour l’industrie du homard, car force était de constater qu’un grand pourcentage de homards ne survivent pas aux différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement.

Cette initiative a débouché sur le premier cours de manutention du homard, qui a été lancé en 2016. Ces séances de formation ont été accueillies favorablement par l’industrie du homard, et deux cours complémentaires ont été créés par la suite. Le second d’entre eux sera offert en février 2020.

Par ailleurs, l’assurance qualité est un élément important dans l’industrie du homard vivant. Pour s’assurer que les manutentionnaires de homards du Canada atlantique respectent les normes élevées du marché, l’Université Sainte-Anne a créé des lignes directrices exhaustives spécialement conçues pour les fournisseurs et les exportateurs de homards.

Le programme de certification de la qualité du homard vivant, créé en 2018, est un processus de vérification par une tierce partie sous la bannière Nova Scotia Seafood. Cet outil de marketing, une initiative du gouvernement provincial, permet aux acteurs de l’industrie de reconnaître les fruits de mer de haute qualité. Le programme a été conçu pour promouvoir et assurer la vente de homards de première qualité, et on s’attend à ce qu’il confère un avantage concurrentiel aux entreprises de homard de la Nouvelle-Écosse dans le marché international.

S’appuyant sur les travaux effectués au Centre de recherche marine, l’Université Sainte-Anne continue d’augmenter ses capacités en recherche fondamentale, notamment grâce à un nouveau laboratoire d’excellence pour la qualité du homard au campus principal, situé à Church Point, au cœur de l’industrie de la pêche de la province.

Le projet, qui a obtenu un financement de 2,5 millions de dollars dans le cadre du Building Tomorrow Fund du ministère des Pêches et de l’Aquaculture de la Nouvelle-Écosse, comprend la mise en place de nouvelles infrastructures et de nouveaux équipements de recherche ainsi que l’embauche d’un professeur de biologie du homard et d’un personnel de soutien technique. Cette équipe de recherche examinera les difficultés auxquelles sont soumis les homards adultes tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Elle proposera des innovations pour améliorer la santé générale du crustacé pendant son transport.

<>, rapporte Valérie Lalande, agente de liaison avec l’industrie à l’Université Sainte-Anne.

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