Alain Doucet

Industrial Liaison Officer, CCNB
(506) 547-2190 Alain.Doucet@ccnb.ca

Parlez-nous d’abord de votre parcours professionnel.

J’ai obtenu deux diplômes du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), l’un en usinage et l’autre en programmation et commande numérique par ordinateur.

Au début de ma carrière, j’ai déménagé à Ottawa où j’ai travaillé comme gestionnaire dans divers domaines, notamment l’aérospatiale, la défense et l’optique de haute précision. À la fin des années 2000, je suis revenu au Nouveau-Brunswick, j’ai obtenu un emploi au Collège et je me suis plongé dans la R-D et la recherche appliquée.   

Comment vos emplois précédents vous ont-ils préparé à occuper ce rôle?

Avant d’arriver au CCNB, alors que j’étais sur la ligne de front, parfois même à la tête d’initiatives, j’ai observé les problèmes et les obstacles qui se dressent (à l’industrie). Il y a dans des secteurs énormément de contrôles d’assurance qualité, de procédures complexes et de formalités administratives. Mon expérience professionnelle antérieure m’a donc aidé à mieux comprendre les défis que doivent relever les entreprises pour arriver à intégrer les nouvelles technologies. C’est aussi à cette époque que j’ai obtenu ma certification du Sceau rouge dans le domaine de l’usinage.    

Alors, que faites-vous maintenant au CCNB?

Au départ, j’ai fait partie d’une petite équipe qui en était à l’étape de l’amorçage de la préparation d’une installation de recherche appliquée en fabrication de pointe.  

Maintenant, je travaille sur plusieurs fronts, bien que mon titre soit celui d’agent de liaison avec l’industrie, mon rôle consiste à avoir suffisamment de connaissances afin de vendre le service et d’avoir des chercheurs pour faire le travail. Je m’occupe des ententes contractuelles entre les chercheurs et l’industrie, de la recherche de financement, de la coordination des opérations internes, du développement stratégique, et du respect des budgets et des échéanciers de nos clients.    

Quelles autres initiatives le collège a-t-il prises pour les industries?  

En 2012, nous avons lancé l’initiative pour le soudage de pointe. Ce projet nous a permis de payer les salaires et d’accroître nos services pour quelques ingénieurs en soudage, un nouveau gestionnaire et l’achat de nouvel équipement.  

À cette époque, le collège examinait différentes industries pour lesquelles il serait possible de commencer à offrir une formation, et la technologie du soudage figurait alors presque au bas de la liste. Cependant, grâce à cette initiative et aux partenariats internationaux que nous étions en train de préparer, elle s’est retrouvée en tête de liste. Aujourd’hui, nous tentons d’accroître les collaborations entre l’enseignement et la R-D directement faite dans l’industrie. 

Quelles autres industries le CCNB appuie-t-il?

À Bathurst, nos efforts portent sur six industries principales, soit la fabrication de pointe, le soudage de pointe, les services de métallurgie en laboratoire, la robotique de pointe, l’automatisation et l’analytique. Nous aidons à différents égards, tels que l’analyse et l’amélioration de la chaîne de production.   

Nous avons d’autres établissements de recherche qui ont des capacités particulières. Nous offrons des services environnementaux et agricoles, de la microbiologie, de la recherche sur les aliments et les boissons, des services de chimie et des matériaux de pointe dans tous nos campus. Nos domaines d’expertise sont très diversifiés.      

Pourquoi l’innovation rurale est-elle importante pour la région?

Elle est essentielle pour le Canada atlantique parce que, même si nous avons des grappes urbaines dans toute la région, elles ne sont pas très grandes. Une grande partie de la population vit encore en milieu rural et est répartie sur un vaste territoire. Nous essayons donc de ne pas concentrer nos efforts uniquement sur les entreprises situées à proximité, mais aussi de fournir nos services dans l’ensemble du Canada atlantique. 

Dans cette optique, quels sont les avantages de travailler à Bathurst?

Le fait que nous soyons nous-mêmes en région rurale signifie que nous devions avoir une portée plus large dès le départ. Une fois ouvert, notre centre d’accès à la technologie est passé de local à provincial et, aujourd’hui, son influence s’étend à l’ensemble du Canada atlantique et du pays. Nos services ne sont pas limités au Canada atlantique.   

Comment votre participation au réseau Springboard appuie-t-elle le travail fait au CCNB?

Faire partie du réseau Springboard est la pièce maîtresse du casse-tête qui me permet, ainsi qu’au CCNB, de grandir. Grâce à Springboard, nous avons obtenu les outils dont nous avions besoin pour travailler avec certaines industries, comprendre les nuances des choses à faire et à ne pas faire, trouver des sources externes pour nous former dans des domaines comme les ventes et la connaissance de la propriété intellectuelle, pour ne citer que quelques exemples. 

Il y a dix ans, le CCNB entamait une toute nouvelle étape lorsque nous avons commencé à collaborer avec le réseau Springboard. Aujourd’hui, nous en sommes arrivés au point où, grâce aux conseils et à l’orientation de Springboard, nous avons quelques ressources clés qui peuvent appuyer la recherche appliquée au Canada.    

Qu’est-ce qui vous motive dans ce travail?

J’aime rendre les gens heureux. Mon but ultime est d’aider les autres, et mon travail actuel me permet d’aider les gens et les entreprises. Si je travaillais dans une entreprise, je ne ferais que l’aider à croître et à enrichir quelques personnes seulement. Mais dans mon rôle au CCNB-INNOV, je suis en mesure de transférer mes connaissances et mes compétences particulières pour véritablement aider l’ensemble d’une industrie, et de manière générale dans tous les domaines.

En outre, j’ai la chance, ici au collège, de faire partie d’une excellente équipe très compétente et qui m’inspire. Je ne peux imaginer un meilleur milieu de travail pour moi. 

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