Kevin Buchan

Director, Office of Innovation and Community Engagement, SMU, NSCAD & MSVU
(902) 491-6297 kevin.buchan@smu.ca

Que faisiez-vous avant de vous joindre au réseau Springboard/quel est votre parcours professionnel?

En ce qui concerne l’éducation, j’ai un baccalauréat en sciences et en sciences de l’environnement de l’Université de Waterloo et une maîtrise en biologie avec spécialisation en aquaculture de l’Université du Nouveau-Brunswick. J’ai également travaillé pendant un certain temps dans un laboratoire d’aquaculture du ministère des Pêches et des Océans, à Saint Andrews, au Nouveau-Brunswick. À cette époque, je poursuivais mes études tout en travaillant, jusqu’à ce que je décide de changer de cap pour aller décrocher un MBA à l’Université Dalhousie. J’ai pensé qu’il serait avantageux de combiner mes connaissances du monde des affaires et des sciences.

C’est pendant mon programme de MBA que j’ai commencé à m’intéresser à la technologie, à la commercialisation, au développement économique, à la validation commerciale et à tout cet univers. J’ai découvert un tout nouvel aspect des choses auquel je n’avais pas songé. J’ai fait du travail de consultation en commercialisation pour des produits liés aux technologies de l’information et à la santé, puis j’ai travaillé au service de LII à Dalhousie. Puis, une nouvelle occasion s’est offerte à moi à Saint Mary’s, où je suis depuis maintenant sept ans. Je connais donc très bien le réseau Springboard.

Quels types de possibilités avez-vous observées quand vous avez commencé à travailler dans le domaine du transfert de technologies et de la collaboration avec l’industrie?

Il existe une foule de variables inconnues. On examine la recherche lorsqu’elle commence, et on n’a aucune idée s’il y a du potentiel. On ne sait pas si on pourra la transformer en une occasion commerciale : est-ce que cette initiative vient vraiment résoudre un problème important aux yeux des gens, ou est-ce simplement une idée que quelques personnes trouvent chouette? Une idée n’est jamais identique à une autre, et les décisions qu’on prend aux stades précoces ont d’énormes répercussions sur la suite, selon la voie qu’on choisit d’emprunter.

Quels sont quelques-uns des défis associés à votre travail?

Il est difficile de faire sortir la technologie d’une université. On constate toutefois un réel changement : de plus en plus de professeurs réfléchissent au travail qu’ils font, et ils veulent que leur travail ait une incidence au-delà d’un article dans une revue spécialisée. Ils veulent que leur travail profite à un groupe, à une région ou une à entreprise.

Nous essayons de travailler avec des partenaires dès le début du processus au lieu de mettre au point une technologie à l’aveuglette, et de relever des défis auxquels ces partenaires font déjà face. Beaucoup d’entreprises se heurtent à des problèmes connus et n’ont pas le temps d’adopter une solution à un problème qui n’est pas dans leur ligne de mire. Le fait de travailler avec des entreprises dès le début du projet permet de structurer celui-ci de manière à ce qu’il profite à la fois au partenaire industriel et à la faculté. De plus, nos étudiants font souvent partie du processus, de sorte que quand ils décrochent leur diplôme, un emploi les attend parfois chez le partenaire industriel.

Comment votre bureau ou votre rôle permettent-ils de soutenir ces collaborations entre l’industrie et le milieu de la recherche?

Notre bureau a deux objectifs principaux. Le premier est de mettre au point des technologies au sein des universités, puis de les commercialiser. Le deuxième est d’établir des partenariats industriels. Nous mettons en place des projets, que ce soit pour quelques semaines et quelques milliers de dollars, ou pour quelques années et quelques millions de dollars, en fonction de l’initiative.

Fait intéressant à propos de notre bureau et d’autres bureaux semblables : nous sommes agnostiques sur le plan du financement. Nous sommes liés à tout un éventail de programmes de financement, comme ceux de l’APECA, du PARI et du CRSNG. Ainsi, lorsque les chercheurs ou les partenaires viennent nous voir, nous pouvons leur donner un aperçu détaillé des choix possibles et leur faire des suggestions en fonction de leur situation.

Danielle et moi avons eu de nombreuses réunions avec des représentants d’entreprise qui nous ont dit : « vous m’avez fait gagner environ deux mois de travail parce que maintenant, je sais où me diriger », et je pense que c’est une des principales valeurs de notre bureau et, même du réseau tout entier.

Comment le réseau Springboard contribue-t-il à votre rôle?

Auparavant, les établissements protégeaient bien leur jeu et gardaient un peu leurs distances. Aujourd’hui, en observant le réseau, on constate que tout le monde parle ouvertement ce qui se passe dans son établissement et des défis auxquels il est confronté. Les gens n’ont pas peur de dire : « j’ai un problème et j’ai besoin d’aide ».

Et c’est vrai dans les deux sens : chaque fois que j’ai fait appel à quelqu’un, la personne a été heureuse de m’aider. Avec 19 universités et collèges qui travaillent de concert, le réseau Springboard représente un avantage considérable pour la région. Il est logique que nous collaborions du mieux que nous pouvons.

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