Leigh Huestis

(902) 585-1425 leigh.huestis@acadiau.ca

Que faisiez-vous avant de travailler à l’Université Acadia?

Sur le plan de la formation, j’ai un baccalauréat en anglais et un diplôme en droit de l’Université Dalhousie, ainsi qu’un MBA de l’Université Saint Mary’s. Après avoir terminé mes études, je me suis jointe à la communauté des TI du Canada atlantique, travaillant principalement pour diverses entreprises technologiques en démarrage.

J’ai adoré travailler avec la communauté des jeunes pousses du secteur des TI. J’œuvrais principalement dans le domaine de l’expansion des circuits de vente, aidant les entreprises à mettre en place des circuits de distribution, des alliances stratégiques et d’autres types de partenariats. J’aidais également à la création de contrats juridiques et de stratégies de protection de la propriété intellectuelle. J’ai toujours été investie dans les stratégies de PI des entreprises — qu’il s’agisse de brevets, de marques, de droits d’auteur ou d’autres formes de protection de la PI. Toutes les entreprises, surtout dans le monde des entreprises en démarrage, devraient connaître leur PI à fond et avoir trouvé la meilleure façon de la commercialiser.

J’ai fait cela pendant sept ou huit ans, puis j’ai eu ma propre entreprise de marketing et de conseils avec un partenaire pendant quelques années. Ensuite, j’ai déménagé dans la vallée et me suis jointe à l’équipe de l’Université Acadia en 2003 — je suis donc ici depuis 17 ans! Dur à croire...

Vous faites partie du réseau Springboard depuis le tout premier jour! Comment le réseau a-t-il évolué depuis ses débuts?

Au début, mon bureau portait le nom de bureau du transfert de technologies et de l’innovation, mais depuis une dizaine d’années, nos responsabilités ont beaucoup changé et sont maintenant davantage axées sur les activités de liaison avec l’industrie que sur le transfert de technologies. Il y a environ neuf ou dix ans, notre bureau a fait peau neuve pour mieux refléter son mandat. C’est maintenant le bureau de liaison industrielle et communautaire (ICE).

Le mandat du réseau Springboard a aussi énormément changé au fil des ans. Auparavant, il portait presque exclusivement sur le transfert de technologies et la commercialisation, mais au fil du temps, il s’est transformé pour se concentrer davantage sur la mobilisation de l’industrie et le soutien aux entreprises en démarrage. Nous nous sommes rendu compte que la propriété intellectuelle était quelque peu limitée dans les établissements; et il était donc logique de s’associer à des entreprises qui mettent au point des propriétés intellectuelles pour voir si nous pouvions les aider à renforcer leurs actifs grâce à la recherche et à d’autres formes de soutien.

Il y a également un regain d’énergie au sein du réseau Springboard en ce qui a trait à la communauté des entreprises en démarrage. Les membres des corps professoraux et les étudiants diplômés peuvent maintenant présenter leurs idées avant qu’elles ne soient complètement éprouvées, et ça, c’est vraiment nouveau. Il n’y a pas si longtemps, la technologie devait être relativement développée avant d’attirer du soutien ou des investissements.

Quelles possibilités entrevoyez-vous pour le Canada atlantique dans le cadre de votre travail?

Il y a beaucoup plus de possibilités de financement et de mentorat qu’auparavant. L’écosystème offre un soutien remarquable. Il y a dix ans, même si vous aviez une très bonne idée, il était encore très difficile d’obtenir du financement. Aujourd’hui, on trouve une foule de formes de soutien, même s’il ne s’agit que d’une ébauche de bonne idée lancée par un entrepreneur talentueux. C’est une période extrêmement stimulante.

Selon vous, où le réseau Springboard se positionne-t-il parmi toutes ces sources de soutien?

C’est ironique. On a la chance inouïe de pouvoir compter sur un vaste éventail de soutien, mais il demeure assez difficile de s’y retrouver. On parle beaucoup de la valeur de Springboard par rapport à la recherche et à la propriété intellectuelle, mais le réseau joue aussi un rôle d’éclaireur en aidant les entreprises, les entrepreneurs, les professeurs et les étudiants à trouver les systèmes et les appuis qui répondent le mieux à leurs besoins.

À quoi ressemble votre quotidien à l’Université Acadia?

C’est très varié... je peux parler aux entreprises de leurs besoins en matière de recherche, préparer des ententes de recherche et des demandes de financement ou encore aider les chercheurs à trouver des liens dans l’industrie lorsqu’ils ont une idée pour un projet de recherche génial. Un jour, il peut s’agir d’un professeur de physique et le lendemain, d’un spécialiste des sciences alimentaires ou de la nutrition. Mon champ d’activité est très vaste, et les jours se succèdent, mais ne se ressemblent pas. C’est pourquoi j’aime toujours autant mon métier après toutes ces années.

Pouvez-vous nous parler un peu de ce que fait l’Université Acadia, et plus particulièrement votre bureau, pour encourager une culture de l’innovation?

À l’Université Acadia, nous avons un programme de recherche appliquée très dynamique et un corps professoral et des étudiants qui sont très motivés à travailler avec des partenaires de l’industrie et de la collectivité. Grâce à eux, notre portefeuille de recherche appliquée a connu une croissance importante au cours des dix dernières années. Nous avons également des politiques de propriété intellectuelle très souples. Le débat ne devrait pas se résumer à une discussion sur la propriété des droits de PI. Il faut plutôt nous demander comment nous aidons nos partenaires de l’industrie à réussir. C’est là que notre bureau entre en jeu : il s’agit de trouver des terrains d’entente pour que les besoins de chacun soient satisfaits et que nous puissions tous réussir.

Comment le réseau Springboard favorise-t-il cette réussite?

Il ne se passe pas une semaine sans que je sois en communication avec quelqu’un du réseau, qu’il s’agisse d’un membre d’un des établissements ou de quelqu’un au bureau central. Les membres de Springboard communiquent souvent avec moi pour obtenir des conseils sur l’aspect juridique d’un projet ou sur la propriété intellectuelle, et je fais de même avec eux pour obtenir des conseils sur les différents programmes de financement ou pour faire profiter les entreprises d’autres compétences au sein du réseau. Le réseau est très précieux sur ce plan et, en fin de compte, très utile pour l’ensemble de l’écosystème d’innovation du Canada atlantique.

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