Mathieu Brideau

(506) 850-5948 mathieu.brideau@umoncton.ca

Parlez-nous un peu de vos antécédents professionnels.

Avec mon bagage en informatique, j’ai eu la chance de travailler dans des secteurs variés, dans des entreprises en démarrage, des grandes sociétés et pour le gouvernement.

Au début de ma carrière, j’œuvrais plutôt dans le domaine technique, occupant des postes de programmeur, de directeur de projet et de responsable technique. Plus tard, j’ai commencé à travailler dans le domaine du développement économique, mettant mes connaissances et mes contacts au service d’entreprises pour les aider à prospérer dans le secteur de la technologie.

Mon travail actuel, avec Springboard, réunit deux de mes passions : la recherche universitaire et le développement des entreprises. Quand on travaille dans un espace d’innovation, on s’expose à une foule de projets et de gens intéressants. Je me trouve chanceux de pouvoir travailler avec des gens si intelligents dans mes deux établissements, soit l’Université Mount Allison et l’Université de Moncton. Chaque jour apporte son lot de nouveautés, alors je suis heureux!

Quelle bonne nouvelle! Et qu’est-ce qui vous a incité à passer du « terrain » au milieu universitaire?

Je me suis toujours intéressé aux affaires et à la technologie. J’ai voulu me lancer dans le développement économique pour aider des entreprises à croître et aider les gens à trouver de l’emploi dans notre province. C’est un travail très gratifiant, et qui se ressemble beaucoup dans les deux universités. Puisque nous travaillons avec des chercheurs, des entrepreneurs et des entreprises, Springboard était une évolution logique.

Votre rôle au sein du réseau est unique parce que vous représentez deux établissements. En quoi sont-ils différents? Et en quoi sont-ils semblables?

Les deux établissements ont leurs forces bien particulières. L’Université Mount Allison (Mount A.) offre surtout des programmes de premier cycle et mise sur la qualité de l’expérience étudiante, l’apprentissage expérientiel et un programme d’arts réputé. L’Université de Moncton (UdeM), elle, offre davantage de programmes en sciences appliquées et a une faculté d’ingénierie.

Les deux établissements se distinguent aussi par leur taille. L’UdeM est deux fois plus grande que Mount A. et compte deux campus dans le nord de la province, soit celui d’Edmundston et celui de Shippagan. Il y a beaucoup d’activité dans le domaine de la recherche côtière à Shippagan et de la foresterie à Edmundston, ce qui donne une saveur particulière à chacun des campus.

Les deux établissements ont beaucoup à offrir à l’industrie sur le plan de la capacité en recherche et en développement.

À quoi ressemble votre quotidien?

Une grande partie de mon travail est de comprendre ce que font nos chercheurs. Je passe beaucoup de temps à leur parler et à parler aux responsables des entreprises et aux membres des industries pour cerner les besoins. Chaque fois que c’est possible, je rapproche le milieu universitaire du milieu des entreprises pour créer un projet de recherche et de développement industriels, ce qui signifie beaucoup de café, beaucoup de réunions et d’organisation de réunions et beaucoup d’appels.

Quelles possibilités envisagez-vous pour les industries et les universités au Nouveau-Brunswick?

Je crois qu’en général, les entreprises et les industries ne font pas assez appel aux universités. Les industries savent que les universités sont là, mais elles n’ont pas tendance à s’y tourner naturellement dans le cadre de leurs initiatives de R et D. Je constate que les universités ont beaucoup d’occasions de jouer un rôle plus actif dans le développement économique de la province, car nous pouvons aider les entreprises à mettre au point de nouveaux produits et processus et, à terme, créer de nouveaux marchés et emplois.

Pensez-vous que l’industrie prend de plus en plus conscience des ressources que représente notre réseau?

Oui, mais ces mécanismes ne s’activent pas tout seuls. Il faut une petite impulsion pour les mettre en branle; il faut quelqu’un qui travaille des deux côtés et qui saura trouver les possibilités et en discuter. Springboard joue donc un rôle essentiel, soit celui de communiquer ces possibilités aux industries et leur rappeler de se tourner vers les universités et de mobiliser les ressources à leur disposition. Sans Springboard, sans mon poste, il y aurait beaucoup d’occasions manquées.

Pourquoi manquerions-nous ces occasions?

Prenons par exemple l’UdeM. Traditionnellement, c’était plus un établissement d’enseignement que de recherche, mais les choses sont en train de changer. Nous montrons maintenant aux entreprises les avantages de la collaboration avec les universités, mais pour ce faire, il faut des gens — des gens sur le terrain qui vont discuter de ces débouchés. Springboard appuie ce genre d’activités et prend le relais lorsque les universités ne sont pas nécessairement en mesure de le faire. Je n’occuperais pas ce poste si ce n’était de Springboard, et Springboard joue un rôle essentiel dans le développement économique du Canada atlantique. 

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