Scott Henwood

Head, Applied Research and Innovation, NBCC
(506) 476-.2715 Scott.Henwood@nbcc.ca

Commençons par votre formation et votre expérience professionnelle.

J’ai obtenu un baccalauréat ès arts de l’Université Saint Thomas, puis une maîtrise ès arts à l’Université de Calgary.

À la fin de mon diplôme de premier cycle, j’avais fait différentes majeures et mineures, mais la sociologie demeurait ma passion. Je me suis spécialisé en ethnographie institutionnelle, une méthodologie qui, je crois, est assez pertinente pour le réseau Springboard.

J’ai décroché ma maîtrise en 2010, puis j’ai commencé à travailler au Collège Bow Valley dans le centre-ville de Calgary. Je travaille dans des bureaux de recherche appliquée collégiaux depuis 2011.

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est « l’ethnographie institutionnelle »?

Il s’agit d’une branche de la recherche en science sociale qui examine les organisations et les institutions sur le plan de la structure, de la prise de décisions et de la collaboration avec d’autres organes institutionnels, qu’ils soient privés, gouvernementaux, à but non lucratif, etc. C’est une approche axée sur la personne et sur la façon dont son expérience se structure en fonction des organisations et des systèmes dans lesquels elle se trouve.

L’ethnographie institutionnelle cherche à expliquer les liens entre le contexte général et les vraies personnes qui travaillent et vivent au sein de ces systèmes d’organisation. Cet aspect de mon bagage m’est très utile dans le cadre de mes fonctions actuelles au New Brunswick Community College (NBCC).

Vous avez commencé à travailler à NBCC assez récemment (2018). Quelles sont quelques-unes des différences que vous constatez entre la nature de votre travail à Calgary et celle au Nouveau-Brunswick?

Je comprenais la nature [de la recherche et de la commercialisation] dans un contexte urbain plus étendu, mais pas aussi bien dans le contexte rural et d’entreprises en démarrage qui prédomine au Nouveau-Brunswick et au Canada atlantique. J’ai dû acquérir beaucoup de nouvelles compétences, surtout en ce qui concerne les liens communautaires axés sur l’industrie, qui sont tissés plus serrés ici qu’en Alberta. Quand vous travaillez dans un centre-ville, comme je le faisais à Calgary, les relations sont parfois un peu moins proches. Ce n’est pas le cas au Nouveau-Brunswick. 

Quelles possibilités entrevoyez-vous au Nouveau-Brunswick?

Le perfectionnement de la main-d’œuvre. Je fais le choix de travailler dans les collèges, car je crois qu’ils contribuent beaucoup à la société. On les reconnaît de plus en plus leur potentiel en recherche appliquée, en innovation et en commercialisation. J’ai vu un tout petit réseau de collèges s’étendre à grande échelle dans tout le Canada et réaliser de formidables recherches appliquées avec l’industrie, souvent de concert avec nos universités et instituts de technologie.

Une des forces des collèges, selon moi, est le perfectionnement de la main-d’œuvre. Des entreprises viennent souvent me voir pour me parler de leurs projets. Elles veulent accueillir des étudiants collégiaux en stage et elles expriment clairement leur intention d’agrandir leurs propres équipes et d’embaucher ces étudiants après qu’ils aient obtenu leur diplôme.

Selon vous, quels secteurs sont-ils prometteurs au Nouveau-Brunswick?

Le secteur des TI est en plein essor, surtout au Nouveau-Brunswick. Nous aurons bientôt un nouveau cyberparc et nous avons un centre de recherche national sur la cybersécurité ainsi qu’une main-d’œuvre grandissante grâce à nos partenariats avec IBM, Siemens et autres. En parallèle, nous continuons à nouer des liens avec les industries locales.

Quels sont les avantages d’appartenir au réseau Springboard pour vous et votre établissement?

Le simple fait que le réseau existe est un atout pour la communauté des affaires dans la région atlantique. Je suis toujours en communication avec mes anciens collègues à Calgary, et quand je leur parle du réseau Springboard, j’explique les avantages de travailler avec autant de gens attachés aux mêmes principes. [Springboard] nous rassemble tous dans la même pièce (enfin, quand c’était possible de le faire!) pour discuter des enjeux communs. C’est très utile, selon moi, parce que je peux voir quelles stratégies sont employées par mes confrères et consœurs.

Comme je l’ai mentionné, je suis féru de modèles organisationnels, et grâce à Springboard, je suis témoin d’au moins 19 structures différentes dans d’autres établissements du Canada atlantique. Sans le réseau, je ne pourrais jamais avoir une telle perspective.

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