Shawn MacDougall

(902) 566-9642 samacdougall@hollandcollege.com

Que faisiez-vous avant de travailler au Holland College?

J’ai obtenu mon baccalauréat ès sciences avec une majeure en chimie et une mineure en administration des affaires à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI).

J’ai par la suite acquis une maîtrise en chimie environnementale et analytique. Après avoir décroché ce diplôme, j’ai décidé que je ne voulais plus travailler dans un laboratoire de chimie, mais plutôt à l’extérieur de ce dernier. Je voulais aider à apporter de la valeur aux personnes qui choisissent de rester dans ce local, non seulement celles du domaine de la chimie, mais aussi de toutes les disciplines. J’ai ensuite passé un certain temps à analyser des statistiques auprès d’Anciens combattants Canada avant d’obtenir un poste ici, au Holland College.  

 

Quand vous êtes-vous officiellement joint au sein du réseau Springboard?

J’ai commencé à occuper mon poste alors que la phase 4 de Springboard se terminait. Je connaissais bien ce réseau, car j’avais pour responsabilités initiales d’appuyer l’agent de liaison avec l’industrie précédent du Holland College dans le cadre de projets spéciaux, ainsi que pour la rédaction de propositions et l’élaboration de documents de marketing.

Au cours des dernières années, mon rôle a beaucoup changé au collège après le départ de notre directeur de la recherche appliquée précédent, dont j’ai assumé les responsabilités. 

 

En quoi le processus de recherche est-il différent dans un collège?    

Au départ, étant donné que le Holland College en était à ses premiers pas en matière de recherche appliquée, j’ai passé beaucoup de temps à expliquer le fondement de la recherche en milieu collégial aux professeurs, étudiantes et étudiants. Ce rôle de sensibilisation aux partenaires de soutien majeurs qui existent pour faciliter les liens entre le collège et l’industrie représentait une grande partie de mes responsabilités quotidiennes.  

J’ai par la suite présenté les professeurs aux différents bailleurs et associations de l’industrie, et participé à de nombreuses activités variées pour créer de nouveaux liens avec le secteur. Ces efforts ont été cruciaux à l’établissement de la fondation nécessaire pour tisser des liens plus étroits entre l’industrie et le collège.   

Quelle valeur accordez-vous à la réalisation de la recherche appliquée en milieu collégial?   

La recherche donne aux étudiants la possibilité de penser et d’appliquer leurs connaissances différemment. Par exemple, dans notre programme des arts culinaires, la plupart des diplômés sont censés travailler à titre de chefs dans un restaurant. Le fait d’introduire ces étudiants à la recherche appliquée au moyen de projets commandités par l’industrie permet tout à coup d’ouvrir la porte à de nouvelles options, notamment le développement de produits, la science organoleptique, la création de recettes et la présentation des produits alimentaires. Il existe tellement de nouvelles occasions quand on décide d’aller au-delà du cadre normal des études. 

Cette façon de voir les choses donne lieu à un plus grand nombre d’étudiants hautement qualifiés dès la collation de diplômes. Le travail sur des projets de recherche appliquée prépare mieux la main-d’œuvre à mesure que cette dernière acquiert une façon de pensée critique et d’autres traits intangibles qui ne seraient pas directement enseignés dans la portée du programme d’études.

 

Quel rôle le réseau Springboard a-t-il joué pour vous au collège? 

Il s’agit d’un rôle entièrement axé sur la transmission de connaissances.     

Aucun établissement ou aucun programme ne vous prépare à ce poste. Par conséquent, le fait d’avoir la capacité de se fier à d’autres personnes pour comprendre le financement et la propriété intellectuelle (PI) ainsi que les contrats m’a vraiment aidé quand j’ai commencé. Je pouvais parler de mes idées à d’autres personnes pour savoir ce qu’elles en pensaient ou encore téléphoner à quelqu’un, à l’UNB par exemple, pour poser une question ou encore établir des liens avec d’autres collèges pour connaître leurs pratiques optimales… ce sont-là de précieux atouts.      

Par ailleurs, il se tient beaucoup de séances de formation et de perfectionnement professionnel à Springboard auxquelles je n’aurais probablement pas décidé de participer si j’étais tout simplement au collège. Le fait qu’on [le bureau central] organise des activités comme des séances de formation pour un groupe complet de personne est utile.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur les avantages de faire partie du réseau Springboard? 

Ce réseau présente plusieurs avantages. Il nous permet d’avoir des liens étroits avec le secteur et de rester au courant des tendances de l’industrie.   

Springboard est un excellent réseau de promotion de solutions aux défis du secteur. Par exemple, vous n’avez qu’à voir ce qui a été accompli avec le dossier des homards à des fins alimentaires. Le bureau central de Springboard a organisé des tables rondes sectorielles de chaque province de l’Atlantique et compilé les connaissances pour ensuite tenir une grande activité à ce sujet, à Truro. Il s’agit vraiment d’un moyen efficace de puiser des solutions dans l’expertise qui existe au sein du réseau.    

Springboard pourrait le faire pour différents secteurs et relever des défis à l’échelle de l’industrie en raison de sa capacité à mobiliser des chercheurs de tous les collèges et universités de l’Atlantique, ce qui représente une valeur incroyable pour l’économie de l’Atlantique. En effet, le réseau permet aux PME de croître et de sensibiliser davantage les gens à notre région. J’évolue dans un petit établissement - je suis seul ici et la portée est limitée -, mais grâce à Springboard Atlantic, qui travaille constamment auprès des gens et de l’industrie à promouvoir les compétences de collèges et d’universités, l’effet minime que nous avons s’amplifie au moyen de mécanismes promotionnels à l’échelle de l’Atlantique.    

 

Qu’est-ce qui vous motive dans votre travail?

J’aime la diversité des différents programmes sur lesquels je me penche, peu importe la journée. Je pourrais être dans une cuisine à Canada’s Smartest Kitchen ou encore à moitié immergé dans un courant d'eau avec des professeurs du programme des sciences environnementales appliquées – c’est la grande diversité des programmes que nous offrons au collège qui me plaît. Ces derniers couvrent de nombreux secteurs et je suis heureux de pouvoir interagir tous les jours avec des chimistes et des biologistes, des défenseurs de la faune, des soudeurs et des machinistes (pour n’en nommer que quelques‑uns).       

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