Valérie Bonnardel-Vacqué

Directrice - Bureau de Soutien à l’Innovation (FESR), UdeM
(506) 858-4454 valerie.bonnardel@umoncton.ca

Commençons par vos antécédents professionnels.

J’ai étudié l’ingénierie et je suis titulaire d’un doctorat en chimie analytique. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai travaillé en prospection de l’innovation pour L’Oréal avant de devenir directrice des partenariats, puis directrice du développement durable.

J’ai travaillé pour L’Oréal près de 10 ans. J’y ai acquis un savoir-faire en matière de négociations, de partenariats, de contrats, de propriété intellectuelle et de travail avec les chercheurs. À l’échelle mondiale, L’Oréal compte 500 titulaires de doctorats travaillant en recherche; c’était donc un peu comme travailler pour une petite université. C’était très intéressant.

Qu’avez-vous fait après L’Oréal?

Après L’Oréal, j’ai décidé de plonger dans le monde universitaire. Comme Directrice Générale d’une fondation de recherche, je mettais sur pied des chaires de recherche et je trouvais des sources de financement auprès de l’industrie pour faire avancer les sciences et l’innovation pour tous les partenaires (public et privé). J’ai fait cela pendant cinq ans et, parallèlement, j’ai créé ma propre société de conseil. Nous proposions des améliorations organisationnelles, tout particulièrement en matière de recherche et d’innovation. J’ai conseillé un certain nombre de grandes entreprises, me penchant sur toutes les façons dont elles pouvaient améliorer leurs processus de recherche afin d’optimiser l’innovation.

Et qu’est-ce qui vous a amenée à Moncton?

Il y a trois ans, ma famille et moi avons décidé de nous installer au Canada. Comme j’avais déjà des contacts grâce à mon travail, j’ai appris qu’il y avait des postes à pourvoir chez Mitacs au Nouveau-Brunswick, alors j’ai commencé à travailler là en 2017. Mon bureau de responsable du développement des affaires était situé à l’Université de Moncton (UdeM), alors j’ai noué des liens avec toute l’équipe du Bureau de soutien à l’innovation ainsi qu’avec les professeurs. Quand le directeur du Bureau est parti, j’ai sauté sur l’occasion et j’ai postulé.

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre travail à l’UdeM jusqu’ici?

Ce qui est intéressant à l’UdeM, c’est que l’université est en train de passer d’un établissement d’enseignement à un établissement de recherche. C’est une période intéressante pour cette université qui, soit dit en passant, n’est pas si petite. Elle est même plutôt une grande, surtout pour le Nouveau-Brunswick. On y constate une volonté depuis plusieurs années de passer d’établissement se consacrant exclusivement à l’enseignement à un établissement où l’on fait davantage de recherche. C’est une transition à laquelle je peux vraiment contribuer grâce à mon savoir-faire et dont je suis réellement heureuse de faire partie.

Comment le réseau Springboard soutient-il cette transition à l’UdeM

J’ai beaucoup voyagé dans le monde, et l’une des leçons importantes que j’ai apprises, c’est qu’on ne peut pas travailler seul. C’est impossible. On doit établir des partenariats et des collaborations et apprendre des autres. Seul, on y arriverait jamais. Le réseau Springboard est ce qui relie toutes les universités entre elles et ce qui nous relie au monde des affaires, des entreprises en démarrage aux grandes sociétés. Nous pouvons tous apprendre les uns des autres, et nous savons qu’ensemble, nous pouvons accomplir de bien plus grandes choses.

Il est possible d’unir nos forces et de représenter une seule entité si nous jouons franc jeu et reconnaissons que les compétences [du réseau] sont toutes complémentaires.

Certes, dans une certaine mesure, nous sommes concurrents, mais nous devons aussi être des partenaires.

Qu’est-ce qui vous motive dans ce travail?

J’ai toujours dit que le meilleur poste que l’on puisse avoir est à l’interface. Le meilleur endroit où l’on puisse se trouver, c’est au point de rencontre de deux choses, et je pense que c’est exactement où nous sommes dans notre rôle de pont entre les universités et les entreprises. Or, très souvent, les interfaces sont négligées - et c’est un problème. Si on a deux communautés ou deux secteurs qui restent divisés, ils finiront par cesser de croître.

Enfin, d’un point de vue personnel, j’aime beaucoup ce travail, car il me permet de découvrir le Canada, les façons de faire des Canadiens et le fonctionnement des entreprises canadiennes.

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