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Combler l’écart : de beaux retournements pour l’industrie ostréicole

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À l’Île-du-Prince-Édouard, l’élevage des huîtres, c’est du sérieux. En effet, la province est le principal producteur d’huîtres au Canada atlantique, et se classe au deuxième rang derrière la Colombie-Britannique à l’échelle nationale. Par ailleurs, selon Statistique Canada, la production et la valeur des huîtres d’élevage ont bondi dans les dernières années, passant d’environ 6,3 millions de dollars en 2000 à 12,8 millions de dollars en 2015, soit l’équivalent de 3 422 tonnes d’huîtres d’élevage.

Les huîtres d’élevage sont cultivées pendant cinq ans dans des cages, ces dernières pouvant peser jusqu’à 91 kg chacune. Au cours du processus de maturation, les éleveurs doivent retourner les cages une à deux fois par semaine pour prévenir l’accumulation de moules, de balanes et d’algues, et améliorer l’apparence générale et la taille des huîtres. À l’heure actuelle, on effectue ce processus de façon manuelle, ce qui exige une grande force physique et peut prendre jusqu’à 10 heures par jour, selon la taille de l’élevage.

Pour régler ce problème, les ostréiculteurs ont fait appel aux étudiants du programme de génie de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI). Ces derniers, dans le cadre de leurs études, doivent essayer de relever des défis associés à différentes industries. C’est ainsi que Jordan Sampson, Brett McDermott et Dylan MacIsaac, étudiants de deuxième année, ont été amenés à trouver une solution automatisée pour le retournement des cages d’huîtres. Finalement, l’équipe a réussi à concevoir un instrument spécialisé qui oriente doucement les cages dans une rotation digne de montagnes russes.

Mus par la volonté de mettre leur technologie en marché et cherchant à obtenir le soutien et les conseils nécessaires à la commercialisation de leur innovation, les trois étudiants se sont adressés à l’équipe de Synapse de l’UPEI, une organisation membre de Springboard qui se donne pour mission de transformer les idées en solutions.

Dans le but de combler l’écart et de faire passer cette technologie de NMT 5 à un NMT 7, l’équipe de Springboard est venue appuyer l’invention au printemps 2017. Ce soutien s’est manifesté par l’entremise du programme de mobilisation en faveur de l’innovation, notamment pour ce qui est de la validation de principe, de l’obtention de brevets et de l’aide juridique. L’équipe d’étudiants a ainsi pu construire un prototype à taille réelle, finaliser les détails et faire ses demandes de brevet.

Les trois jeunes hommes ont aussi fondé Island Aquatech, une entreprise en création, et ont obtenu un investissement sans participation au capital de la part du fonds Ignition d’Innovation Î.-P.-É., à raison de 25 000 $. Ils se sont également inscrits à la cohorte d’hiver du Creative Destruction Lab, à Halifax, et comptent sur le soutien continu des responsables du transfert de technologie chez Synapse.

Nous sommes impatients de voir ce projet prendre son élan de #springboarding et de constater les progrès que nous réservent Island AquaTech et cette équipe de jeunes innovateurs dans les années à venir.