Le réseau de liaison industrielle et de commercialisation pour le Canada atlantique

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Valérie Lalande, Université Sainte-Anne

Qu’étudiiez-vous avant de vous joindre au réseau Springboard?

Je détiens un baccalauréat en biochimie et une maîtrise en biologie moléculaire et en génétique. Quand j’ai commencé mes études de premier cycle, je travaillais pour une chaire de recherche à l’Université du Québec auprès d’une entreprise de pâtes et papier. Tout au long de mon parcours universitaire, j’ai travaillé en recherche appliquée auprès des industries.

 

Comment vos études vous ont-elles préparée au travail que vous faites à l’heure actuelle?

Toute la technologie, les ententes de non-divulgation, la confidentialité du travail auprès des industries et l’importance de nouer des liens avec l’entreprise : tout cela m’a été enseigné dès le début.

Quand j’ai fait ma maîtrise, j’ai continué dans la même veine en faisant de la recherche avec des entreprises. J’ai contribué à des projets d’envergure en rédigeant des demandes de subvention. J’avais commencé dès le premier cycle à rédiger des documents comme des demandes de subvention d’engagement partenarial auprès du CRSNG.

Certains de mes collègues étaient financés par Mitacs, alors je connaissais tous ces organismes et ces entités. Pendant mon baccalauréat, j’ai suivi tout un cours sur la PI, le travail en laboratoire et la confidentialité.

Bref, je maîtrisais l’éthique de la recherche scientifique et du travail auprès d’entreprises avant de commencer mon travail actuel.

 

Qu’est-ce qui vous a amenée à l’Université Sainte-Anne et comment vous êtes-vous jointe au réseau Springboard?

J’ai déménagé en Nouvelle-Écosse pour un poste en biochimie, en biologie moléculaire, en génomique et en microbiologie à l’Université Sainte-Anne, soit un poste en plein dans mes cordes sur le plan de la formation et de mon expérience de chercheuse après des industries dans un milieu institutionnel universitaire.

J’ai accepté le poste en 2015 et exercé ces fonctions pendant un an. Puis, en 2016, l’Université s’est jointe au réseau Springboard. Puisqu’elle n’avait pas de bureau de liaison avec l’industrie à part entière, la direction devait trouver quelqu’un qui pourrait participer aux réunions du réseau et représenter l’université et les recherches auprès de Springboard. J’ai pris part à ma première réunion en janvier 2017, et je n’en ai pas manqué une depuis.

 

Votre rôle au sein de Springboard a-t-il évolué depuis votre entrée dans le réseau?

Oui, il a évolué au fil du temps. Au début, c’était 25 % liaison avec l’industrie et 25 % recherche, puis c’est passé à 50/50, et aujourd’hui, c’est 100 % liaison avec l’industrie. Je ne travaille même plus en laboratoire. Je m’occupe de tout ce qui touche à la liaison.

 

Quel rôle le réseau joue-t-il dans votre travail quotidien?

Il faut beaucoup de temps pour orienter les entreprises parmi les organismes de financement et la recherche pour trouver les différentes possibilités. Notre université est petite, mais grâce au réseau, nous pouvons appeler des collègues d’autres établissements et créer des liens avec ces établissements si les chercheurs souhaitent participer aux projets.

Ces liens sont essentiels au renforcement des capacités et des connaissances à l’Université Sainte-Anne.

Ils permettent aussi de faire rayonner l’université dans le Canada atlantique. Puisque notre établissement est francophone, les gens nous connaissent plus ou moins. Cette visibilité en recherche dans le Canada atlantique rural est très importante.

 

Comment le réseau Springboard aide-t-il concrètement votre établissement?

Puisque notre université est si petite, la mentalité qui encadre la recherche appliquée est très importante. Nous entretenons des liens serrés avec la collectivité et notre incidence sur les PME est importante pour les communautés locales (surtout acadiennes et francophones), pour l’ensemble de la Nouvelle-Écosse et pour tout le Canada atlantique. Ma compréhension de cet écosystème en Nouvelle-Écosse est essentielle, non seulement pour la représentation des communautés francophones, mais aussi pour cette interaction personnelle avec les entreprises.

 

Que tirez-vous d’autre de votre participation au réseau?

Pour moi, le réseau est synonyme d’accès au talent. Je ne peux pas tout faire. Je fais de mon mieux pour comprendre en gros ce que mon travail est censé être, mais j’ai dû tout apprendre puisque l’Université Sainte-Anne est un nouveau membre du réseau Springboard. Par conséquent, il était important que notre établissement acquière ces connaissances.

Sur le plan personnel, Springboard m’a apporté tout ce savoir. Je n’aurais pas pu apprendre tout cela dans une autre région. Si j’étais toujours au Québec ou en Ontario, ma province d’origine, je n’aurais jamais eu cette occasion. Cet emploi et cet écosystème sont intimement liés au Canada atlantique.